Le Voyage Burlesque

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Dominique VISSE : contre-ténor

Michel CORRETTE (1707 – 1795)
25ème Concerto Comique : La Furstemberg – Les Sauvages

Jean-Marie LECLAIR (1697-1764)
Sonate N° 1 – Œuvre XIII, pour deux violons et basse continue  – Adagio, Allegro, Sarabanda, Allegro assai

Philippe COURBOIS (? – 1730)             
Dom Quichotte

Michel CORRETTE (1707 – 1795)             
16ème Concerto Comique : V‘la c’que c’est qu’ d’aller au bois

Jean-Marie LECLAIR (1697-1764)
2ème Récréation en musique, Opus 8 – Chaconne

Nicolas RACOT de GRANDVAL (1676 – 1753)
La Matrone d’Éphèse

Avec Dominique Visse, l’une des figures les plus aimées du chant « baroque », partons pour un voyage musical à la façon d’un « divertissement à la française » ! Musique de taverne, airs à boire, couplets à danser, chansons populaires s’y côtoient, visitant les thèmes les plus en vogue au 18ème siècle, pour le plaisir de tous !

Philippe Courbois fut l’un des promoteurs du nouveau genre de la cantate et de la fusion moderne des goûts français et italiens, dans ce que François Couperin appela plus tard les « goûts réunis ». Comme dans de nombreuses imitations du célèbre roman de Cervantes qui fleurirent au XVII° siècle, Courbois et son librettiste, Louis Fuzelier, ignorent la finesse psychologique du roman, pour mettre en évidence le ridicule du personnage de Don Quichotte et du couple qu’il forme avec son compagnon d’aventures, Sancho Pansa. Le rire naît du télescopage entre la musique magnifique, souvent touchante, et les paroles que prononce Don Quichotte, qui ignore les codes esthétiques de la culture mondaine.

Dramaturge autant que musicien-compositeur, Nicolas Racot de Grandval a publié de nombreuses comédies pour le théâtre français et s’est intéressé de près aux comédies mêlées d’ariettes. La Matrone d’Éphèse s’inscrit dans une tradition qui remontait à Pétrone. À partir de ce conte satirique, Grandval a réalisé une véritable saynète dont quatre personnages, très typés, sont incarnés par un unique chanteur, qui interprète aussi le récitant. Par l’extrême variété de sa versification et la vigueur de ses « dialogues », l’oeuvre dégage une fraîcheur et une énergie d’une grande modernité, un brouillage complet de toutes les catégories musicales et théâtrales comiques de l’époque, le burlesque, le grivois, le satirique se répondent.

Concert en 2015 : Tournée en Nouvelle-Calédonie, Japon et Chine en septembre
Concerts en 2016
: le 8 mars dans le cadre « Baroque en scène » à la Cité des Congrès de Nantes, le 10 juin au Festival Jean de la Fontaine ( Château-Thierry), le 26 juin au Festival Baroque de Saint-Mihiel

 


Dominique VISSE : countertenor

Michel CORRETTE (1707 – 1795)
25ème Concerto Comique : La Furstemberg – Les Sauvages

Jean-Marie LECLAIR (1697-1764)
Sonate N° 1 – Œuvre XIII, pour deux violons et basse continue  – Adagio, Allegro, Sarabanda, Allegro assai

Philippe COURBOIS (? – 1730)             
Dom Quichotte

Michel CORRETTE (1707 – 1795)             
16ème Concerto Comique : V‘la c’que c’est qu’ d’aller au bois

Jean-Marie LECLAIR (1697-1764)
2ème Récréation en musique, Opus 8 – Chaconne

Nicolas RACOT de GRANDVAL (1676 – 1753)
La Matrone d’Éphèse

Let’s get on a musical journey with Dominique Visse, one of the most liked figure of the « baroque » singing, in the way of a « divertimento à la française »!  Music from taverns, drinking songs, dancing verses, popular songs are presented along each other, visiting the most fashionable themes of the 18th century, to the pleasure of all!

Philippe Courbois was one of the promotors  of the new genre of cantate and of the modern merge between fernch and italian tastes, which François Couperin will call later the « united tastes ». Like in many imitations of Cervantes’ famous book which flourished during the 17th century, Courbois and his librettist, Louis Fuzelier, ignored the psychologic subtlety of the novel, to highlight the ridiculness of Don Quixote and of the pair they formed with his  companion of adventures Sancho Panza. Laughter arises from the clash between the exquisite music, often touching, and Don Quixote’s words , who ignored the aesthetic codes of the high society.

Playwright as much as musician-composer, Nicolas Racot de Grandval published many comedies for french theater and took a close interest in comedies with ariettas. La Matrone d’Éphèse follows the tradition which went back to Petronius. From this satirical tale, Grandval realised a true playlet in which four characters, very stereotypical,  are played by one singer, who also plays the narrator. Through the wide range of its versification and the vigour of its  « dialogues », the piece  brings out a freshness and an energy of a great modernity, a complete jamming of all musical and comic theatrical categories of this period, with the burlesque, saucy and satirical  expressions  holding a dialogue.