Discographie

pirame-et-thisbe

Pirame et Thisbé, de François Rebel et François Francoeur

ffff_telerama

 

 

Durée totale 140’00
Direction Musicale, Daniel Cuiller.

Avec Thomas Dolié – Pirame, Judith Van Wanroij – Thisbé, Jeffrey Thompson – Ninus, Katia Velletaz – Zoraïde, Jean Teitgen – Zoroastre.

Enregistrement live réalisé par Radio France lors des représentations des 27, 29 et 31 mai 2007 au Théâtre Graslin de Nantes (coproduction Angers Nantes Opéra et Stradivaria).
Paru le 24 avril 2008 sous la forme d’un double CD sous le label Mirare (distribution Harmonia Mundi).

« Daniel Cuiller ne pouvait mieux célébrer les vingt ans de son ensemble Stradivaria qu’en ressuscitant ce Pirame et Thisbé, à la tête d’une distribution juvénile inspirée d’où se détache le Ninus virtuose du ténor américain Jeffrey Thompson. » – Gilles Macassar – Télérama n°3047 – 04/06/08

« Ces premiers pas vers un pôle baroque régional sont une réussite. Daniel Cuiller en est le mentor, qui dirige avec autant de naturel et d’élégance que de vitalité cette musique immédiatement touchante. Le son de Stradivaria est vif, léger, brillant, un délice pour l’oreille. […] Un parcours sans fausse note, et l’un des spectacles les plus importants de la saison. » – Michel Parouty – Les Echos, le 07/06/07

« Le paysage de la tragédie lyrique se précise peu à peu à travers ces redécouvertes, et avec lui ses lieux communs. Toutes les figures obligées de la tragédie lyrique sont au rendez-vous, et pourtant l’œuvre n’a rien de convenu. […] Rien à redire à la déclamation [de Thomas Dolié – Pirame], comme à celle de ces trois complices [Judith Van Wanroij – Thisbé, Katia Velletaz – Zoraïde et Jean Teitgen – Zoroastre ; équipe complétée par Jeffrey Thompson – Ninus qui « se lâche avec brio »] – chef de chant de cette production, l’excellent Bertrand Cuiller n’est sans doute pas pour rien dans cette rare homogénéité.
Admirables, également, l’étoffe brillante de Stradivaria, la direction vive et fluide de Daniel Cuiller […]. Parfaite équipe : vite, une suite ! » – Gaëtan Naulleau – Diapason, Juillet / Août 2007

« Combien de merveilles l’univers de la tragédie lyrique française a-t-il encore à nous révéler ? Chaque année, sortent de l’oubli de véritables chefs d’œuvre. […]
Le Prologue donne d’entrée le ton : allégorique bien sûr, mais sans rien d’empesé, ni de gratuit, impression confirmée par les cinq actes qui s’enchaînent ensuite sans aucun temps mort. La vie, le drame, la passion, le bouillonnement des affects sont constamment au rendez-vous et l’on ne s’ennuie pas un instant. La progression de la tragédie est en plus savamment calculée, culminant dans un acte V absolument sublime, où Rebel et Francoeur explorent avec une science confinant au génie les possibilités infinies de l’arioso et du récitatif accompagné. L’air de Thisbé, le monologue de Pirame avant son suicide, la mort des amants comptent ainsi parmi les moments les plus forts qu’il nous ait été donné de vivre dans une salle d’opéra depuis bien longtemps, le caractère abrupt de la fin laissant, comme dans Callirhoé, le spectateur sous le choc.
L’exécution musicale est, il est vrai, de toute première qualité, à commencer par la direction de Daniel Cuiller, souple, sensible, presque sensuelle. Stradivaria lui répond avec des sonorités pleines, voire opulentes, sans rien de rêche, d’âpre ni d’agressif. […] » – Richard Martet – Opéra Magazine, Septembre 2007.